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À qui parler ?

AFBO-psychologieNotre site n’est ni un site médical ni un site juridique (j’espère que vous avez lu notre charte d’utilisation) et les informations qui y figurent ne remplacent pas la consultation auprès d’un professionnel de santé ou du droit.

Mais trouver quelqu’un à qui parler du « burnout » est une chose difficile, j’en veux pour preuve les demandes de personnes touchées par l’épuisement professionnel et encore plus touchées par le manque d’écoute de leur médecin ou psychothérapeute.

Le « burnout » fantasmé

AFBO-truthJe ne vous écris qu’un dimanche sur deux pendant l’été mais sachez-le, il n’y a pas de vacances pour le « burnout ». Toute affairée à finaliser les travaux relatifs à notre première assemblée générale et à répondre chaque jour à vos messages, je garde toujours un œil et une oreille sur les médias, sans compter les sollicitations diverses, et je suis rarement déçue.

Je n’en finis pas de mesurer l’écart abyssal entre ce que vivent les malades et la représentation que s’en font ceux qui en parlent le plus.

Ces deux dernières semaines ont été riches en la matière…

Poison maudit

AFBO-visibilté BOL’actualité de l’AFBO étant très riche, dès dimanche prochain, nous passerons à l’heure d’été si j’ose dire, puisque nos billets seront publiés un dimanche sur deux jusque début septembre.

Il ne s’agit pas d’un éloignement, au contraire, puisque nous préparons notre première Assemblée Générale ainsi que diverses réunions importantes.

Cette semaine encore, j’ai eu le plaisir d’échanger avec quelques adhérents de la première heure qui ne se reconnaissent pas dans le débat sur le « burnout ». Pas étonnant puisque les personnes touchées sont les grands invisibles du débat actuel. 

Justement, cette semaine, deux témoignages ont particulièrement retenu mon attention.

50 nuances de blues

La prochaine fois, je laisserai la parole à l’un de nos protégés, dans une nouvelle catégorie « Témoignages ». Dans l’attente, je dédie ce billet à mon témoin de ce matin dont je ne peux même pas citer les initiales.

Mal nommer ou ne pas nommer les choses, ça peut faire mal. La première des reconnaissances n’est-elle pas de mettre un nom sur la maladie ? Comme un premier pas vers une guérison, un chemin à emprunter, quelqu’un vers qui se diriger.

Quel diagnostic ?

 La petite phrase
« Tant que tu peux l’éviter, ne sollicite pas de diagnostic. Les mots fixent un destin ».

Extraite d’un livre dont je viens à peine de commencer la lecture et qui n’a rien à voir avec la maladie qui nous préoccupe : Pressentiment d’Andrea Canobbio (collection NRF Essais, Gallimard).

AFBO-Stethoscope2Cette phrase m’a plongée dans un abîme de doutes : ai-je raison de militer pour le diagnostic ? de suivre de près les travaux des chercheurs étrangers ?

Après tout qui suis-je ? juste une ancienne malade, une personne de bonne volonté qui voudrait rendre un peu de l’aide que l’on lui a donnée à une époque où le «burnout » n’étant pas médiatisé.

Et puis je reçois les messages de deux femmes qui ont illuminé ma semaine, deux femmes qui se battent et n’abdiquent pas.