Coaching or not coaching

AFBO-Coach2Le syndrome d’épuisement professionnel est un mal qui, paradoxalement, touche des personnes très compétentes, qui aiment le travail et leur métier en particulier.

Je réalise que comme moi à l’époque, la plupart des personnes qui nous contactent, en arrêt ou en activité n’ont qu’une idée en tête : retravailler, changer d’emploi ou même repartir en formation.

C’est d’ailleurs la différence fondamentale entre la dépression et le syndrome d’épuisement professionnel connu sous le nom de « burnout » : on a des projets plein la tête mais le corps ne suit plus.

Malgré tout, les personnes touchées s’obstinent et c’est bien normal ! Il est possible que parmi vous, certains envisagent de se faire aider par un coach, ce qui semble logique car cette maladie professionnelle laisse des traces, souvent sous forme de questionnements professionnels.

Si vous voulez repartir sur de bonnes bases, c’est une bonne idée. Reste à choisir le bon coach.

Compte tenu de mon expérience personnelle et des nombreuses propositions de contributions de coachs suite à l’appel à contribution (pourtant destiné aux médecins et aux avocats), je vous invite à la prudence.

Mon ambition est de pouvoir apporter aux malades une aide pluridisciplinaire qui s’étendrait des premières informations au retour à l’emploi, en passant par la reconnaissance de la maladie/de la pathologie professionnelle.

Je dois procéder par ordre et tenter de répondre aux urgences dans l’intérêt des malades. Par conséquent, avant de créer une rubrique spécifique sur notre site et de pouvoir recommander des coachs agréés, je vous livre quelques conseils en espérant qu’ils seront utiles :

. sachez qu’un coach n’est pas un médecin, ne faites la démarche que si vous êtes d’attaque pour les séances, la réflexion, le travail personnel que nécessite le coaching,

AFBO-Paperwork. si vous éprouvez encore le besoin de parler, adressez-vous à un « écoutant » professionnel à qui vous pourrez « laisser votre paquet de souffrance » (à un médecin psychiatre par exemple),

. la première chose à faire, c’est de déterminer en quoi un coaching peut vous aider : avant la maladie étiez-vous à l’aise dans votre poste ? souhaitiez-vous évoluer sans oser franchir le pas ? voulez-vous profiter de cette pause pour envisager un changement de carrière ?

. prenez des renseignements et rencontrez plusieurs personnes avant de faire votre choix, il faut que le courant passe sur un plan relationnel mais pas seulement,
AFBO-network
. par votre réseau ou par les réseaux sociaux professionnels, essayez de savoir quelle est sa formation, son expérience de l’entreprise et du coaching individuel ; est-il certifié ? appartient-il à une organisation professionnelle ? a-t-il un code de déontologie ?

. un coach doit avoir la posture de coach, il ne doit pas vous juger, il ne doit pas interférer dans vos projets personnels et garder « la bonne distance »,

. un coach ne soigne pas et ne dispense pas de soins médicaux, c’est le rôle du médecin/médecin psychiatre,

. un coach ne forme pas, c’est le rôle du formateur,

. un coach ne donne pas aucun conseil, c’est le rôle d’un consultant.

En revanche, un coach peut vous aider à faire un point sur votre carrière, peut vous apprendre à déléguer, à mieux gérer votre temps ou vous éclairer à l’aide de techniques comportementales.
Si vous êtes en arrêt ou si vous êtes un proche, j’espère que ces conseils auront été utiles. Si c’est le cas, n’hésitez pas à diffuser, partager ou à témoigner : contact.
Merci !
Auteur : Léa Riposa
Publié le 29 janvier 2015.
Mis à jour (page Contact) le 29 octobre 2018.