Psychomotivation

Connaissez- vous la « psycho-motivation » ?

Est-ce que le terme vous dit quelque chose ? C’est lors d’un coaching réalisé il y a très longtemps que j’ai eu découvert quelques uns des enseignements de la psychologie de la motivation. Mes notes de l’époque sont assez pauvres alors je vous les livre un peu brutalement, en espérant qu’un spécialiste de la question me contacte pour nous éclairer.

AFBO-élan vitalFondée par le psychothérapeute français Paul Diel (1893-1972), la psychologie de la motivation repose sur l’élan vital qui est en chacun de nous à la naissance, et qui se trouve réprimé par la vie et nos relations aux autres.

Il en découle une méthode susceptible de repousser les fausses motivations pour mieux révéler nos véritables qualités psychiques. En prenant conscience de cet élan vital d’origine, nous pourrions être en total harmonie avec nous-mêmes et trouver un sens à notre vie.

La méthode va plus loin, c’est pourquoi elle vient nourrir la réflexion qui est la mienne aujourd’hui : comment mettre en place une politique de prévention du « burnout » qui ne soit pas réduite à celle des risques psycho-sociaux ? Comment agir dans l’entreprise en associant bien-être des salariés et efficacité professionnelle ?

Ce questionnement m’a d’abord mené à la piste de nos besoins, de notre place dans le monde du travail et enfin, à celle du recrutement. Aujourd’hui, je vais vous présenter brièvement l’un des enseignements de cette école de la psycho-motivation.

AFBO-EngrenagesDans un premier temps, il faut d’abord comprendre les mécanismes qui régissent l’action. A la base, il y a notre mémoire qui fonctionne de façon chronologique : tous les évènements de notre vie sont enregistrés et classés dans notre mémoire de façon particulière, en fonction de la réaction qu’ils provoquent en nous.

Mais cette mémoire agit également sur le présent puisque chaque nouvel évènement est répertorié et immédiatement qualifié par notre mémoire selon cette logique. Si nous avons donc affaire à une situation « classée dangereuse » par notre mémoire, celle-ci va avertir notre cerveau reptilien, notre garde du corps, qui prendra le dessus le temps nécessaire à notre survie.

Une fois le danger passé, notre cerveau repassera en mode limbique, c’est-à-dire en situation de confort, celle que nous devrions tous connaître la plupart du temps.

CERVEAUXLe cerveau reptilien est le siège de l’instinct (niveau inconscient) et le cerveau limbique est celui de l’émotion (niveaux inconscient et conscient) qui guide et valide nos choix en fonction du ressenti : plaisir, déplaisir, réussite, échec.

La théorie montre que ce mécanisme de mémoire chronologique qui guide nos actions peut être corrélé avec notre efficacité professionnelle :


En mode reptilien

– face à un danger, notre cerveau reptilien prend le contrôle pour nous défendre, nous adoptons alors une attitude de fuite, de protection ou de ruse,
– concentrés sur notre survie, nous ne sommes pas au maximum de nos capacités qui se situent seulement entre 0% et 40%,

En mode limbique
– car aucun danger en vue, nous sommes donc dans une situation de confort ; ayant confiance dans le savoir qui nous a été transmis, nous le transmettons à notre tour,
– nous travaillons avec des capacités intellectuelles qui se situent entre 40% et 70%.

Dans un dernier cas, le cerveau passe en mode évolution grâce au nouveau cerveau : Néo-cortex, siège du raisonnement, qui nous permet de raisonner, d’analyser que la situation soit nouvelle ou non. Ce cerveau agit uniquement sur un plan conscient et nous permet de donner entre 70% et 99% de nos capacités.
Mais a priori, ce contexte propice à l’efficacité maximale ne peut émerger que dans un environnement stimulant et bienveillant qui permet la satisfaction de notre besoin d’évolution. Dans un tel contexte, le travailleur va non seulement transmettre son savoir mais donner le meilleur et s’adapter à des situations inédites avec intelligence et pertinence.

Vous voyez où je veux en venir ? Comment un salarié en état de stress permanent peut-il être efficace alors que face au danger qui pèse sur lui, il fonctionne en mode reptilien ?

La démonstration est sans doute maladroite mais comme je vous l’ai annoncé d’emblée, mes notes datent de quelques années. Je vous invite donc pas à me faire part de toutes informations qui pourraient m’éclairer ou me contredire.

Vous l’avez compris, il ne s’agit pas d’améliorer nos connaissances en psychologie mais de démontrer dans un premier temps que les comportements malveillants sont non seulement toxiques mais qu’ils ne servent en rien les intérêts de l’entreprise.

Dans un second temps, la recherche médicale nous aidera à mesurer le préjudice subi par ces salariés et nous ouvrira la voie d’autres recours juridiques.

Alors, un grand merci pour vos commentaires et précisons !

Auteur : Léa Riposa.
Publié le 4 février 2015.