Rebondir après un burnout

ensembleComme vous avez pu le constater, les articles de ce blog ne répondent à aucun logique marketing, à aucune règle de calendrier éditorial, ce serait d’ailleurs indécent.

Je publie au fur et à mesure de l’actualité et de vos témoignages et questions.

Ce billet est inspiré des questions posées par l’un de nos « protégés ». En arrêt depuis plusieurs mois, il découvre la fatigue particulière du syndrome d’épuisement professionnel (physique et intellectuelle).

Après de premiers conseils, la discussion évolue vite vers la carrière professionnelle : comment rebondir ? que faire ? Toutes les personnes qui sont passées par là se sont posées les mêmes questions.

Je me propose aujourd’hui de vous donner quelques conseils.

PENDANT L’ARRÊT DE TRAVAIL
Je fais l’impasse sur les premiers signes du « burnout », car d’une part, ils sont nombreux et d’autre part, je m’adresse ici aux personnes qui sont dans la situation la plus difficile : l’arrêt de travail.

On a la volonté, on voudrait redevenir celui ou celle qu’on était mais on ne sait pas comment. On voit son corps diminué mais aucun remède miracle n’existe.

AFBO-sleeping wifeSachez avant toute chose que l’on guérit de ce mal particulier. Cela prend du temps, on a l’impression que cela ne finira jamais et puis un jour, on réalise que l’on a pu marcher une heure sans s’arrêter ou lire quelques pages d’un livre.

Vous devez bien comprendre que vos capacités sont toujours présentes mais « en veille ». Tout est là mais un peu « en vrac » si j’ose dire. Vous avez trop donné, vous n’avez pas été en mesure de vous arrêter et vos ressources sont épuisées, mais elles peuvent se reconstituer, avec du temps.

L’arrêt de travail doit vous permettre de reconstituer toutes vos forces !

Dernier conseil : pour vous donner du courage, je vous suggère de tenir un journal de guérison et de noter vos progrès et vous en ferez !


BON A SAVOIR

. adressez-vous à votre médecin traitant, il vous connait et il pourra vous prescrire les arrêts maladie qui s’imposent,

. évitez les antidépresseurs qui sont déconseillés en cas de « burnout », à moins qu’un médecin compétent établisse clairement le diagnostic de la dépression, (et même dans ce cas, ma conviction intime et mon expérience m’incitent à conseiller un travail par la parole),

. il est souvent nécessaire de parler à un professionnel, orientez-vous vers un médecin psychiatre qui privilégie l’écoute et avec qui le contact passe bien,

. un médecin psychiatre peut aussi prescrire un arrêt de travail et vous délivrer une feuille permettant le remboursement des séances (si en secteur 1),

. reconstituer toutes ses forces prend du temps, tout dépend du stade dans lequel vous êtes au moment de l’arrêt (1),

AFBO-siesta. il faut s’écouter et ne pas forcer, vous risquez de voir s’envoler vos premiers progrès,

. ne culpabilisez pas, si vous tombez de sommeil, c’est normal, « lâchez-vous », un jour vous réaliserez que vous avez dormi moins longtemps, ou que vous n’avez pas fait de sieste, ce sera une première victoire,

. prenez-soin de vous, écoutez-vous et ne faîtes ce qui vous fait du bien, pour certains, la marche, pour d’autre la piscine…,

AFBO-Cerveau
. au niveau cognitif, pas d’affolement, la lecture, l’écriture, la réflexion vous paraîtront sans doute difficile voire impossible au tout début mais le corps est une belle machine et vous verrez que tout cela revient assez vite dès lors que l’on fait une vraie pause,

. comme pour les capacités physiques, il faut du temps, ne vous jetez pas sur une lecture hautement philosophique dès les premiers jours, là aussi, essayez de vous concentrez sur ce que vous aimiez lire et que vous aviez mis de côté faute de temps (petits livrets, revues ludiques…) et vous verrez qu’un jour, vous vous jetterez sur votre revue professionnelle préférée sans mal et avec un plaisir tout particulier,

. au niveau professionnel, si le contexte le permet, un retour en mi-temps thérapeutique peut être envisagé après plusieurs mois et des conditions de repos optimales,

. si vous vivez un cas de malveillance, le retour au poste que vous occupiez n’est pas envisageable, prenez-le comme une occasion unique de faire le point sur vos besoins, vos envies, vos valeurs, après vous pourrez raisonner carrière.

A ce titre et si vous avez besoin de conseils juridiques ou besoin d’un avocat pour vous aider à mettre fin à votre contrat de travail dans les meilleures conditions, n’hésitez pas à nous écrire : contact@afbo.fr

Pour terminer, j’espère comme toujours que ces conseils auront été utiles. Si c’est le cas, n’hésitez pas à diffuser et partager.
Merci !

Auteur : Léa Riposa
Publié le 3 février 2015.

 

(1) Ayant vécu l’effondrement (dernier stade de l’épuisement), j’ai du me mettre au repos complet 6 mois, une véritable rééducation ; si le contexte juridique me l’avais autorisé, j’aurais demandé à reprendre à mi-temps mais ce ne fut pas le cas.