Reconnaissance d’intérêt général

AFBO-Compte TwitterNous l’attendions avec impatience… C‘est maintenant chose faite, par un courrier en date du 30 septembre 2016, l’Administration fiscale, à qui nous adressons tous nos remerciements, nous a accordé la reconnaissance d’intérêt général.

L’occasion de revenir sur ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas, et sur nos projets qui désormais, pourront prendre un nouvel essor.

Remerciements
Tout d’abord, encore et toujours, je remercie et rends hommages à nos adhérents et à tous les témoins qui ont frappé à notre porte pour nous faire part de leurs expériences.

C’est un premier pas vers ce qui pourrait devenir une communauté de patients experts à l’instar d’associations qui nous ont montré le chemin (AFA, RENALOO).

Je dois aussi remercier Madame Marisol Touraine, Ministre de la Santé qui a souhaité que l’AFBO intègre un groupe de travail au sein de la Haute Autorité de Santé (H.A.S), dont les conclusions devraient permettre l’élaboration d’une grille de repérage diagnostique.


Reconnaissance d’intérêt général

Le grand public l’ignore peut-être mais la reconnaissance d’intérêt général est un avis émis par l’Administration fiscale, qui, après examen du dossier, évalue la non lucrativité de l’association, autrement dit, sa gestion désintéressée.

Effectivement, notre co-fondateur et moi-même n’avons rien fait pour être au devant de la scène à titre personnel, trop conscients de la publicité particulière que pouvait nous offrir un sujet si médiatique.

Nous ne sommes pas non plus auteurs de livres sur le burnout et si un tel projet était d’actualité, les deniers issus des ventes seraient reversés à l’AFBO.

Pour nous, il s’agit avant tout d’un engagement, que nous tentons d‘honorer en dehors de nos heures de travail, autant que possible.


Ce que nous sommes

AFBO-experience-On l’a sans doute oublié mais le terme « bénévolat » veut dire « faire le bien ». Tout est dit… Nos protégés veulent se faire du bien à eux-mêmes et aux autres membres de notre communauté, qui ne cesse de grandir chaque jour.

Chaque jour, nous tentons de répondre aux questions des personnes touchées par le burnout, ce mot devenu à la mode à la faveur d’une sur-médiatisation bien orchestrée. Il s’agit là d’un partage d’expériences, les nôtres, sans aucun calcul ni motivation mercantile.

Ce sont nos témoins et adhérents qui nous recommandent les praticiens qui les ont aidés à s’en sortir. Il y a des choses qui ne se décrètent pas.

Bien entendu et si cela s’avère nécessaire, nous sommes dotés d’une petite équipe d’avocats qui peut vous accompagner juridiquement (assujetti à adhésion et respect du Code éthique).


Ce que nous ne sommes pas

Notre vocation est de défendre et d’aider le plus grand nombre, c’est notre fil conducteur. Cela passe par des limites que nous devons fixer, pour nous concentrer sur ceux qui en ont le plus besoin.

Nous sommes avant tout une communauté de patients et non une plateforme de juristes répondant en ligne à des questions liées au droit du travail.

Nous sommes encore trop « jeune » pour recruter. Par ailleurs, nous voyons d’un assez mauvais œil les étudiants et professionnels de divers horizons qui nous demandent des statistiques ou pire, d’être mis en relation avec nos protégés, qui doivent leur servir de sujets de thèse ! Voilà c’est dit !


Identifier et prévenir le burnout

C’est l’intitulé du colloque organisé par Expo Protection, qui nous a convié à venir parler de notre expérience le 7 novembre prochain.

Pour la première fois, nous allons devoir sortir de notre tanière et nous exposer un peu. Nous espérons que notre intervention contribuera à mieux comprendre notre maladie et à éclairer d’un jour nouveau la prévention.

Nous espérons surtout que, pas à pas, nous pourrons contribuer à mettre en place un diagnostic médical fiable. Des chercheurs travaillent sur des protocoles dans divers pays du monde, alors pourquoi pas en France ?

Le chemin sera long, j’en ai bien conscience… Je viens de lire quelques pages d’un énième livre sur le sujet (1). J’étais pleine d’espoir car il est co-écrit par deux médecins, mais une fois encore, je réalise qu’il est parsemé de propos stigmatisant. Par ailleurs, il rapporte des critères d’alerte qui ont été dénoncés, notamment en Allemagne car non fiables (2).

Comme je l’ai précisé dans mon dernier billet, nous allons mettre en place une étude que nous souhaitons la plus complète possible et dont les résultats, pourront, je l’espère nourrir les travaux au soin de la HAS.

J’espère que ces lignes auront contribué à mieux nous connaître et vous auront convaincu de nous rejoindre.

Auteur : Léa Riposa
Publié le 16 octobre 2016.

 

(1) Burnout Le vrai du faux – Dr Ali Afdjei, Dr Alain Delabos, François Michalon – Editions La Providence

(2) : la dépersonnalisation (cynisme) ou le sentiment d’inefficacité,  ces piliers du burnout (avec l’épuisement émotionnel) sont des critères controversés car jugés pertinents : les résultats des études sont trop hétérogènes et le processus d’évaluation hors cadre scientifique (par le DIMDI, Deutsches Institut für Medizinische Dokumention und Information, l’institut du ministère fédéral de la Santé en Allemagne (Cologne) chargé notamment d’évaluer les médicaments, les procédures et les méthodes de santé. Ils ont émis un HTA report (Health Technology Assessment), rapport d’évaluation relatif aux différents diagnostics du syndrome d’épuisement professionnel.