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Effets secondaires

AFBO-BrainIl y a quelques semaines, lors d’une réunion professionnelle, une interlocutrice me fait remarquer que je n’évoque pas l’AFBO lors de ma présentation.

Je lui réplique que l’AFBO est un engagement, non un travail. Elle insiste et me demande « mais le burnout c’est une maladie… ». Au lieu de terminer sa phrase, elle laisse son index tournoyer près de sa tempe pour me signifier « maladie mentale ». Je lui réponds qu’il s’agit d’une maladie extrême du stress, une maladie très physique au départ et difficile à diagnostiquer.

Comment lui en vouloir ?

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La prochaine fois, je laisserai la parole à l’un de nos protégés, dans une nouvelle catégorie « Témoignages ». Dans l’attente, je dédie ce billet à mon témoin de ce matin dont je ne peux même pas citer les initiales.

Mal nommer ou ne pas nommer les choses, ça peut faire mal. La première des reconnaissances n’est-elle pas de mettre un nom sur la maladie ? Comme un premier pas vers une guérison, un chemin à emprunter, quelqu’un vers qui se diriger.

Quel diagnostic ?

 La petite phrase
« Tant que tu peux l’éviter, ne sollicite pas de diagnostic. Les mots fixent un destin ».

Extraite d’un livre dont je viens à peine de commencer la lecture et qui n’a rien à voir avec la maladie qui nous préoccupe : Pressentiment d’Andrea Canobbio (collection NRF Essais, Gallimard).

AFBO-Stethoscope2Cette phrase m’a plongée dans un abîme de doutes : ai-je raison de militer pour le diagnostic ? de suivre de près les travaux des chercheurs étrangers ?

Après tout qui suis-je ? juste une ancienne malade, une personne de bonne volonté qui voudrait rendre un peu de l’aide que l’on lui a donnée à une époque où le «burnout » n’étant pas médiatisé.

Et puis je reçois les messages de deux femmes qui ont illuminé ma semaine, deux femmes qui se battent et n’abdiquent pas.

Burnout, conséquences et dérives de l’errance diagnostique

LA PETITE PHRASE
« Tous les cas d’épuisement professionnels rencontrés dans le cadre d’une pratique pluridisciplinaire d’intervenant en santé au travail font apparaître le surengagement comme symptôme central et incontournable de la survenue de cet épuisement ».

C’est ainsi que débute l’étude menée par un cabinet spécialisé, prétendu prétexte à ouvrir le débat sur la reconnaissance du « burnout » comme maladie professionnelle.

Bien que ladite phrase apparaisse au paragraphe « Apports et limites de l’étude » (tout de même), il est difficile de ne pas réagir à l’évocation du caractère « central et incontournable » de ce sur-engagement.

Même si plus loin, il est précisé que « l’épuisement du sur-engagement s’inscrit donc dans une démarche de prévention bien en amont de la pathologie ». Nous voilà rassurés !