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Effets secondaires

AFBO-BrainIl y a quelques semaines, lors d’une réunion professionnelle, une interlocutrice me fait remarquer que je n’évoque pas l’AFBO lors de ma présentation.

Je lui réplique que l’AFBO est un engagement, non un travail. Elle insiste et me demande « mais le burnout c’est une maladie… ». Au lieu de terminer sa phrase, elle laisse son index tournoyer près de sa tempe pour me signifier « maladie mentale ». Je lui réponds qu’il s’agit d’une maladie extrême du stress, une maladie très physique au départ et difficile à diagnostiquer.

Comment lui en vouloir ?

Le « burnout » fantasmé

AFBO-truthJe ne vous écris qu’un dimanche sur deux pendant l’été mais sachez-le, il n’y a pas de vacances pour le « burnout ». Toute affairée à finaliser les travaux relatifs à notre première assemblée générale et à répondre chaque jour à vos messages, je garde toujours un œil et une oreille sur les médias, sans compter les sollicitations diverses, et je suis rarement déçue.

Je n’en finis pas de mesurer l’écart abyssal entre ce que vivent les malades et la représentation que s’en font ceux qui en parlent le plus.

Ces deux dernières semaines ont été riches en la matière…

Poison maudit

AFBO-visibilté BOL’actualité de l’AFBO étant très riche, dès dimanche prochain, nous passerons à l’heure d’été si j’ose dire, puisque nos billets seront publiés un dimanche sur deux jusque début septembre.

Il ne s’agit pas d’un éloignement, au contraire, puisque nous préparons notre première Assemblée Générale ainsi que diverses réunions importantes.

Cette semaine encore, j’ai eu le plaisir d’échanger avec quelques adhérents de la première heure qui ne se reconnaissent pas dans le débat sur le « burnout ». Pas étonnant puisque les personnes touchées sont les grands invisibles du débat actuel. 

Justement, cette semaine, deux témoignages ont particulièrement retenu mon attention.

Reconnaître la réalité du syndrome

Ce billet est dédié plus que jamais à Hervé C., Aurélie B., et Anne T.

La petite phrase
« Je ne sais pas ce que vous avez. Je ne sais pas trop quoi vous dire, si je vous envoie à…, vous allez vous retrouver chez les toxicomanes, si je vous envoie chez…, vous aurez droit aux malades psychiatriques. Restez chez vous et passez me voir dans une semaine. »

Inutile de décrypter. Cette phrase a été prononcée par mon médecin traitant lorsque j’ai vécu l’effondrement du syndrome d’épuisement professionnel. A l’époque, heureusement pour moi, la maladie n’était pas tant médiatisée.

La communauté des patients-experts

La petite phrase : « la maladie ne sera jamais reconnue et elle ne sera jamais inscrite aux tableaux des maladies professionnelles ».

Cette petite phrase, presque une sentence, a été prononcée il y a quelques jours par une femme médecin-psychiatre lors d’une interview donnée à une jeune journaliste férue de fact checking (1) et accessoirement, ancienne malade.

ensembleJ’avance donc la rédaction de ce billet que je voulais consacrer à la révolution des patients.

Vous avez été nombreux à lire mon tout premier article : Learning not burning, incités, il est vrai, par quelques fidèles et pertinents « followers », touchés de près par la question du syndrome d’épuisement professionnel.

A ce jour, il est le billet le plus lu et celui qui a incité le plus de messages, « comment puis-je vous aider ? », « je suis votre homme ». Vous comprendrez à quel point je suis d’autant plus motivée à vous répondre.

Plus sérieusement, je me dois de vous expliquer ce que j’ai en tête et ce que j’entends par « patients-experts ».