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Concept poubelle !

Concept poubelle… C’est ainsi que le « burnout » a été défini par l’un des invités d’une émission de radio le 1er mai au matin. Surtout faites comme si nous n’existions pas !

Le procès France Telecom va assurer une belle visibilité médiatique aux experts auto-proclamés du « burnout » et du stress. Une occasion en or pour faire la promotion des bouquins, conférences et autres consultations.

Ne vous demandez donc plus à qui profite une telle banalisation du burnout.

Des tas d’urgence

À l’initiative de l’un de nos protégés (qui a pris l’initiative de contacter un élu pour lui indiquer que les termes de sa question formulée au Sénat ne reflétaient pas notre réalité), je découvre qu’effectivement, les éléments exposés au Sénat en 2014 méritent qu’on y apporte notre éclairage.

Clarification !

faust-1282372_640Avez-vous la moindre idée de la question qui nous est le plus souvent posée ? Non ? C’est toujours une question du style « je suis épuisée à cause de mon travail, que dois-je faire ? « .

La question est en général agrémentée des symptômes physiques les plus répandus et des conditions de travail qui en sont à l’origine.

Burnout ou pas ?

AFBO-EffondrementIl y aurait plusieurs milliers de salariés en état de « burnout » en France. Comme je l’ai déjà indiqué dans cet espace, l’étude en question est loin d’être fiable (1) et je suis même convaincue que le « burnout » est marginal.

En revanche, force est de constater que la souffrance au travail est réelle et le spectre de l’épuisement professionnel qu’elle génère est très vaste. Voilà pourquoi, au risque de lasser nos lecteurs, je continuerai de marteler la nécessite d’impliquer la médecine. Explications et partage d’expérience.

Dommages et préjudices

AFBO-lawLa semaine du 16 février 2016 a été riche en propos stigmatisants et culpabilisants pour les personnes touchées par le burnout et les autres formes de l’épuisement professionnel.

En tête, le nouveau dircom du désastrologue en chef (1) qui nous a éparpillés façon puzzle (« le taux d’IPP à 25%, c’est un bras coupé, un œil arraché, c’est beaucoup trop ! »), comme dans cette interview, une parmi d’autres, dans laquelle il s’emmêle les pinceaux… Son concurrent historique ne nous a pas épargnés non plus, lors d’une conférence de presse à l’Académie Nationale de Médecine (je le sais, j’y étais).

Notre maladie devient une statistique, un simple pourcentage, un objet d’étude pour experts en tous genres. J’en ai la nausée !

Petite mise au point…